En quittant St Jean-en-Royans, bien avisé est celui qui pense savoir ce qu'il va découvrir. Il est vrai que, sur sa première partie jusqu'au Col Gaudissard, la route ne semble pas présenter un aspect particulier, si ce n'est sont panorama sur le Royans. C'est dans le virage suivant que, débouchant au belvédère, suspendu en pleine falaise en prend la dimension de l'ouvrage.

Et ce n'est pas pour la vue que la route a été creusée là (fin des travaux en 1898), mais pour l'exploitation forestière qu'il fallait rentabiliser. La dernière partie est tout simplement hors du commun jusqu'au Col de la Machine où un hotel est créer pour recevoir la foule de voyageurs, en calèche d'abord, puis en voitures et en cars. Ce sont 4 kilomètres de mise en scène tout en excès, en apesanteur, en verticalité ! La route aurait été inspirée par une corniche existante, chaque partie manquante obligeant à à tailler ou percer la falaise. Tantôt la route est avalée par la roche, tantôt elle s'épaule contre les éperons proéminents, ce qui accentue l'effet de hauteur. Une halte s'impose, au col de la Machine, à plus d'un titre et notamment pour revoir de loin la route parcourue. Au fond de la reculée, un jet d'argent sort de la roche : le Cholet, responsable de cette échancrure qui mesure environ 5 kilomètres de long sur deux de large. On peut alors faire la boucle et redescendre par la route de l'Arps vers le Royans ou bien continuer jusqu'à Lente.

Combe Laval